📐 MathExpert 3ème

Cours complet de mathématiques pour réussir ton année et le brevet !

Programme officiel Conforme au brevet 100% gratuit

Chapitre 1 : Calcul littéral et identités remarquables

1. Développement et factorisation

A. Développement simple

Développer une expression, c'est transformer un produit en somme.

k(a + b) = ka + kb k(a - b) = ka - kb
Développer : 3(2x + 5)
3(2x + 5) = 3 × 2x + 3 × 5 = 6x + 15

B. Double distributivité

(a + b)(c + d) = ac + ad + bc + bd
Développer : (2x + 3)(x - 4)
(2x + 3)(x - 4) = 2x × x + 2x × (-4) + 3 × x + 3 × (-4)
= 2x² - 8x + 3x - 12
= 2x² - 5x - 12

2. Identités remarquables

Les trois identités remarquables :

(a + b)² = a² + 2ab + b²
(a - b)² = a² - 2ab + b²
(a + b)(a - b) = a² - b²
(a + b)² ≠ a² + b²
Il ne faut pas oublier le double produit 2ab !
Exemples d'application :

1) (x + 3)² = x² + 2×x×3 + 3² = x² + 6x + 9

2) (2x - 5)² = (2x)² - 2×2x×5 + 5² = 4x² - 20x + 25

3) (x + 7)(x - 7) = x² - 7² = x² - 49

3. Factorisation

Factoriser, c'est transformer une somme en produit. C'est l'opération inverse du développement.

A. Facteur commun

Méthode :
  1. Identifier le facteur commun
  2. Le mettre en facteur
  3. Simplifier l'expression entre parenthèses
Factoriser : 6x² + 9x
Le facteur commun est 3x
6x² + 9x = 3x × 2x + 3x × 3 = 3x(2x + 3)

B. Factorisation avec les identités remarquables

Reconnaître et factoriser :

1) x² + 10x + 25 = x² + 2×5×x + 5² = (x + 5)²

2) 4x² - 12x + 9 = (2x)² - 2×2x×3 + 3² = (2x - 3)²

3) x² - 16 = x² - 4² = (x + 4)(x - 4)

✏️ Exercices d'application

Développer :

  1. (3x + 2)²
  2. (x - 5)(x + 5)
  3. (2x - 1)(3x + 4)

Factoriser :

  1. x² - 25
  2. 4x² + 8x
  3. x² + 14x + 49

Chapitre 2 : Équations et inéquations

1. Équations du premier degré

Forme générale : ax + b = 0 (avec a ≠ 0) Solution : x = -b/a
Méthode de résolution :
  1. Développer et réduire chaque membre
  2. Regrouper les termes en x d'un côté
  3. Regrouper les constantes de l'autre côté
  4. Diviser par le coefficient de x
Résoudre : 3(x + 2) = 2x - 5

3x + 6 = 2x - 5
3x - 2x = -5 - 6
x = -11

2. Équations produit nul

Propriété fondamentale :
Un produit est nul si et seulement si l'un de ses facteurs est nul.
Si A × B = 0, alors A = 0 ou B = 0
Résoudre : (2x - 3)(x + 5) = 0

2x - 3 = 0 ou x + 5 = 0
2x = 3 ou x = -5
x = 3/2 ou x = -5

L'équation a deux solutions : S = {-5 ; 3/2}

3. Équations du type x² = a

• Si a > 0 : x² = a ⟺ x = √a ou x = -√a
• Si a = 0 : x² = 0 ⟺ x = 0
• Si a < 0 : pas de solution dans ℝ
Exemples :
1) x² = 16 ⟹ x = 4 ou x = -4
2) x² = 7 ⟹ x = √7 ou x = -√7
3) x² = -4 ⟹ Pas de solution (un carré est toujours positif)

4. Inéquations du premier degré

Règle importante :
Quand on multiplie ou divise par un nombre négatif, on change le sens de l'inégalité !
Résoudre : -2x + 3 > 7

-2x > 7 - 3
-2x > 4
x < -2 (on divise par -2, donc on change le sens)

Solution : x ∈ ]-∞ ; -2[

5. Systèmes d'équations

Deux méthodes principales :
Substitution : exprimer une variable en fonction de l'autre
Combinaison : éliminer une variable en combinant les équations
Résoudre par substitution :
{ 2x + y = 7
{ x - y = 2

De la 2ème équation : x = y + 2
On remplace dans la 1ère : 2(y + 2) + y = 7
2y + 4 + y = 7
3y = 3
y = 1

Donc x = 1 + 2 = 3
Solution : (x ; y) = (3 ; 1)

Chapitre 3 : Notion de fonction

1. Définition et vocabulaire

Une fonction f est un processus qui, à chaque nombre x, associe au plus un nombre, noté f(x).

Notation : f : x ↦ f(x)
On lit : "f est la fonction qui à x associe f(x)"
Vocabulaire important :
• x est l'antécédent
• f(x) est l'image de x par f
• f(x) se lit "f de x"

2. Fonctions affines

Fonction affine : f(x) = ax + b
• a est le coefficient directeur
• b est l'ordonnée à l'origine
Type de fonction Forme Représentation graphique
Fonction linéaire f(x) = ax (cas où b = 0) Droite passant par l'origine
Fonction affine f(x) = ax + b Droite
Fonction constante f(x) = b (cas où a = 0) Droite horizontale
Exemple : f(x) = 2x - 3
• Coefficient directeur : a = 2 (fonction croissante)
• Ordonnée à l'origine : b = -3
• f(0) = -3 (la droite coupe l'axe des ordonnées en -3)
• f(5) = 2×5 - 3 = 7

3. Images et antécédents

Calculer une image : remplacer x par la valeur donnée
Calculer un antécédent : résoudre l'équation f(x) = valeur donnée
Soit f(x) = 3x - 2

1) Calculer f(4) :
f(4) = 3×4 - 2 = 12 - 2 = 10

2) Trouver l'antécédent de 7 :
On résout : 3x - 2 = 7
3x = 9
x = 3
L'antécédent de 7 est 3

4. Représentation graphique

Courbe représentative d'une fonction affine

Pour tracer une droite, il suffit de deux points :

  • Placer le point (0 ; b) : ordonnée à l'origine
  • Utiliser le coefficient directeur : si a = 2, on monte de 2 quand on avance de 1

5. Variations d'une fonction affine

Pour f(x) = ax + b :
• Si a > 0 : fonction croissante ↗
• Si a < 0 : fonction décroissante ↘
• Si a = 0 : fonction constante →

Chapitre 4 : Théorème de Thalès

1. Configuration de Thalès

Le théorème de Thalès s'applique dans deux configurations principales :

Configuration 1 : Triangle
Deux droites sécantes coupées par deux droites parallèles

Configuration 2 : Papillon
Deux droites sécantes de part et d'autre du point d'intersection

2. Énoncé du théorème

Théorème de Thalès :

Si (MN) // (BC), alors :
AM
AB
=
AN
AC
=
MN
BC
Les rapports doivent être écrits dans le même ordre !
Petit côté sur grand côté ou grand côté sur petit côté.

3. Application : Calculer une longueur

Problème :
Dans un triangle ABC, M ∈ [AB] et N ∈ [AC]
(MN) // (BC)
AM = 3 cm, AB = 5 cm, AN = 4,5 cm
Calculer AC.

Solution :
D'après le théorème de Thalès :
AM/AB = AN/AC
3/5 = 4,5/AC
AC = (4,5 × 5)/3 = 22,5/3 = 7,5 cm

4. Réciproque du théorème de Thalès

Réciproque :
Si AM/AB = AN/AC et si les points A, M, B et A, N, C sont alignés dans le même ordre,
alors (MN) // (BC)
Méthode pour prouver le parallélisme :
  1. Calculer séparément AM/AB et AN/AC
  2. Vérifier si les rapports sont égaux
  3. Vérifier l'alignement des points
  4. Conclure sur le parallélisme

5. Contraposée (non-parallélisme)

Si AM/AB ≠ AN/AC, alors (MN) n'est pas parallèle à (BC)

Chapitre 5 : Théorème de Pythagore

1. Énoncé du théorème

Théorème de Pythagore :
Dans un triangle rectangle, le carré de l'hypoténuse est égal à la somme des carrés des deux autres côtés.

Si ABC est rectangle en A, alors : BC² = AB² + AC²
L'hypoténuse est le côté opposé à l'angle droit.
C'est toujours le plus grand côté du triangle rectangle !

2. Applications

A. Calculer une longueur

Exemple 1 : Calculer l'hypoténuse
Triangle ABC rectangle en A avec AB = 3 cm et AC = 4 cm

BC² = AB² + AC²
BC² = 3² + 4²
BC² = 9 + 16 = 25
BC = √25 = 5 cm
Exemple 2 : Calculer un côté de l'angle droit
Triangle DEF rectangle en D avec EF = 13 cm et DE = 5 cm

EF² = DE² + DF²
13² = 5² + DF²
169 = 25 + DF²
DF² = 169 - 25 = 144
DF = √144 = 12 cm

3. Réciproque du théorème de Pythagore

Réciproque :
Si dans un triangle, le carré du plus grand côté est égal à la somme des carrés des deux autres côtés,
alors ce triangle est rectangle.
Exemple : Le triangle de côtés 6, 8 et 10 est-il rectangle ?

Plus grand côté : 10
10² = 100
6² + 8² = 36 + 64 = 100

10² = 6² + 8², donc le triangle est rectangle.

4. Contraposée

Si BC² ≠ AB² + AC², alors le triangle ABC n'est pas rectangle en A.

5. Triplets pythagoriciens

Ce sont des triplets d'entiers (a, b, c) vérifiant a² + b² = c²

a b c
3 4 5
5 12 13
8 15 17
7 24 25

Chapitre 6 : Trigonométrie dans le triangle rectangle

1. Définitions

Dans un triangle rectangle, on définit trois rapports trigonométriques pour un angle aigu :

Pour un angle aigu α :

cos(α) =
côté adjacent
hypoténuse


sin(α) =
côté opposé
hypoténuse


tan(α) =
côté opposé
côté adjacent
=
sin(α)
cos(α)
Moyen mnémotechnique : SOH CAH TOA
Sinus = Opposé / Hypoténuse
Cosinus = Adjacent / Hypoténuse
Tangente = Opposé / Adjacent

2. Valeurs remarquables

Angle 30° 45° 60°
cos √3/2 √2/2 1/2
sin 1/2 √2/2 √3/2
tan √3/3 1 √3

3. Relations fondamentales

Relation de Pythagore :
cos²(α) + sin²(α) = 1

Angles complémentaires (α + β = 90°) :
sin(α) = cos(β)
cos(α) = sin(β)

4. Applications

A. Calculer une longueur

Problème : Triangle ABC rectangle en A, angle B = 35°, BC = 8 cm
Calculer AB.

Solution :
cos(35°) = AB/BC
AB = BC × cos(35°)
AB = 8 × cos(35°)
AB ≈ 8 × 0,819 ≈ 6,55 cm

B. Calculer un angle

Problème : Triangle DEF rectangle en D, DE = 4 cm, EF = 7 cm
Calculer l'angle E.

Solution :
sin(E) = DF/EF
Il faut d'abord calculer DF avec Pythagore :
DF² = EF² - DE² = 49 - 16 = 33
DF = √33 ≈ 5,74 cm

sin(E) = 5,74/7 ≈ 0,82
E = arcsin(0,82) ≈ 55°

Chapitre 7 : Transformations du plan

1. Translation

Une translation est définie par un vecteur.
Elle fait glisser tous les points du plan dans la même direction, le même sens et de la même distance.
Propriétés conservées par une translation :
  • Les longueurs
  • Les angles
  • Le parallélisme
  • Les aires

2. Rotation

Une rotation est définie par :
• Un centre O
• Un angle α
• Un sens (horaire ou antihoraire)
Rotation de centre O et d'angle 90° :
• Chaque point tourne de 90° autour de O
• La distance au centre est conservée
• Un carré est transformé en un carré

3. Symétrie axiale

La symétrie axiale par rapport à une droite (d) transforme tout point M en M' tel que :
• (d) est la médiatrice du segment [MM']
La symétrie axiale inverse l'orientation des figures !
(Un triangle orienté dans le sens horaire devient antihoraire)

4. Symétrie centrale

La symétrie centrale de centre O transforme M en M' tel que :
O est le milieu de [MM']
Propriété importante :
Une symétrie centrale est équivalente à une rotation de 180°

5. Homothétie

Une homothétie de centre O et de rapport k (k ≠ 0) transforme M en M' tel que :
• O, M et M' sont alignés
• OM' = |k| × OM
• Si k > 0 : M et M' sont du même côté de O
• Si k < 0 : M et M' sont de part et d'autre de O
Effets de l'homothétie :
• Si |k| > 1 : agrandissement
• Si |k| < 1 : réduction
• Si k = -1 : symétrie centrale
• Les longueurs sont multipliées par |k|
• Les aires sont multipliées par k²

Chapitre 8 : Statistiques

1. Indicateurs de position

A. Moyenne

Moyenne simple :
x̄ = (x₁ + x₂ + ... + xₙ) / n

Moyenne pondérée :
x̄ = (n₁x₁ + n₂x₂ + ... + nₚxₚ) / (n₁ + n₂ + ... + nₚ)
Exemple : Notes d'un élève
Notes : 12, 15, 11, 16, 14
Moyenne = (12 + 15 + 11 + 16 + 14) / 5 = 68 / 5 = 13,6

B. Médiane

La médiane est la valeur qui partage la série ordonnée en deux parties de même effectif.
• Si n est impair : médiane = valeur centrale
• Si n est pair : médiane = moyenne des deux valeurs centrales
Exemple 1 (n impair) : 3, 5, 7, 9, 12
Médiane = 7 (3ème valeur sur 5)

Exemple 2 (n pair) : 2, 5, 8, 11, 15, 18
Médiane = (8 + 11) / 2 = 9,5

2. Indicateurs de dispersion

A. Étendue

Étendue = Valeur maximale - Valeur minimale

B. Quartiles

Q₁ (1er quartile) : 25% des valeurs sont inférieures à Q₁
Q₂ (2ème quartile) : c'est la médiane
Q₃ (3ème quartile) : 75% des valeurs sont inférieures à Q₃

Écart interquartile : Q₃ - Q₁

3. Représentations graphiques

Types de graphiques :
  • Diagramme en bâtons : pour les valeurs discrètes
  • Histogramme : pour les classes
  • Diagramme circulaire : pour les pourcentages
  • Diagramme en boîte : pour visualiser médiane et quartiles

4. Fréquences

Fréquence : f = effectif / effectif total
Fréquence en % : f × 100
Fréquence cumulée : somme des fréquences jusqu'à cette valeur

Chapitre 9 : Probabilités

1. Vocabulaire

Expérience aléatoire : expérience dont on ne peut prévoir le résultat
Issue : résultat possible de l'expérience
Univers : ensemble de toutes les issues possibles
Événement : ensemble d'issues
Lancer d'un dé :
• Univers : Ω = {1, 2, 3, 4, 5, 6}
• Événement A "obtenir un nombre pair" : A = {2, 4, 6}
• Événement B "obtenir au moins 5" : B = {5, 6}

2. Calcul de probabilités

Dans le cas d'équiprobabilité :

P(A) =
nombre d'issues favorables
nombre total d'issues
=
card(A)
card(Ω)
• 0 ≤ P(A) ≤ 1
• P(événement certain) = 1
• P(événement impossible) = 0
• P(Ω) = 1

3. Événements particuliers

Événement contraire : Ā (se lit "A barre")
P(Ā) = 1 - P(A)

Union (ou) : A ∪ B
Intersection (et) : A ∩ B

Événements incompatibles : A ∩ B = ∅
Alors P(A ∪ B) = P(A) + P(B)

4. Expériences à deux épreuves

Outils de représentation :
  • Tableau à double entrée
  • Arbre de probabilités
Exemple : Lancer de deux pièces
Issues possibles : {PP, PF, FP, FF}
P(obtenir exactement une fois pile) = P({PF, FP}) = 2/4 = 1/2

5. Fréquence et probabilité

Loi des grands nombres :
Quand on répète une expérience un très grand nombre de fois,
la fréquence d'un événement se rapproche de sa probabilité.

Chapitre 10 : Arithmétique

1. Divisibilité

a est divisible par b si le reste de la division euclidienne de a par b est 0.
On note : b | a (b divise a)

Critères de divisibilité

Divisible par Critère Exemple
2 Le chiffre des unités est pair 234 est divisible par 2
3 La somme des chiffres est divisible par 3 123 : 1+2+3=6, divisible par 3
5 Le chiffre des unités est 0 ou 5 235 est divisible par 5
9 La somme des chiffres est divisible par 9 351 : 3+5+1=9, divisible par 9
10 Le chiffre des unités est 0 450 est divisible par 10

2. Nombres premiers

Un nombre premier est un entier naturel qui a exactement deux diviseurs : 1 et lui-même.
Premiers nombres premiers :
2, 3, 5, 7, 11, 13, 17, 19, 23, 29, 31, 37, 41, 43, 47...

Attention : 1 n'est pas premier (il n'a qu'un diviseur)

3. Décomposition en facteurs premiers

Tout entier supérieur à 1 se décompose de manière unique en produit de facteurs premiers.
Décomposer 360 :
360 = 2 × 180
360 = 2 × 2 × 90
360 = 2 × 2 × 2 × 45
360 = 2 × 2 × 2 × 9 × 5
360 = 2³ × 3² × 5

4. PGCD et PPCM

A. PGCD (Plus Grand Commun Diviseur)

Méthode 1 : Liste des diviseurs
Méthode 2 : Algorithme d'Euclide
Méthode 3 : Décomposition en facteurs premiers
PGCD(48, 18) par l'algorithme d'Euclide :
48 = 18 × 2 + 12
18 = 12 × 1 + 6
12 = 6 × 2 + 0
PGCD(48, 18) = 6

B. PPCM (Plus Petit Commun Multiple)

PGCD(a, b) × PPCM(a, b) = a × b

5. Fractions irréductibles

Une fraction est irréductible si son numérateur et son dénominateur sont premiers entre eux
(leur PGCD est 1).
Pour simplifier une fraction :
Diviser le numérateur et le dénominateur par leur PGCD.

Chapitre 11 : Volumes et sections

1. Rappels des formules de volumes

Solide Formule du volume Remarques
Cube V = a³ a : arête
Pavé droit V = L × l × h L : longueur, l : largeur, h : hauteur
Cylindre V = πr²h r : rayon, h : hauteur
Cône V = (1/3)πr²h r : rayon de base, h : hauteur
Pyramide V = (1/3) × B × h B : aire de la base, h : hauteur
Sphère V = (4/3)πr³ r : rayon
Boule V = (4/3)πr³ Même formule que la sphère
Pour les cônes et pyramides, le volume est toujours égal à 1/3 du volume du cylindre ou prisme de même base et même hauteur !

2. Sections de solides

A. Section d'un pavé droit

La section d'un pavé droit par un plan parallèle à une face est un rectangle de mêmes dimensions que cette face.

B. Section d'un cylindre

• Section par un plan parallèle à la base : cercle de même rayon
• Section par un plan perpendiculaire à la base : rectangle
• Section par un plan oblique : ellipse

C. Section d'une pyramide ou d'un cône

Théorème :
La section d'une pyramide (ou d'un cône) par un plan parallèle à la base est une réduction de la base.

Si k = SM'/SM (rapport de réduction), alors :
• Les longueurs sont multipliées par k
• Les aires sont multipliées par k²
• Les volumes sont multipliés par k³
Exemple : Cône de hauteur 12 cm et rayon de base 5 cm
Section à 4 cm du sommet (k = 4/12 = 1/3)
• Rayon de la section : 5 × 1/3 = 5/3 cm
• Aire de la section : π × 5² × (1/3)² = 25π/9 cm²

3. Agrandissement et réduction

Effet d'un agrandissement/réduction de rapport k :
• Longueurs multipliées par k
• Aires multipliées par k²
• Volumes multipliés par k³
Exemple : Un cube d'arête 3 cm est agrandi avec un rapport 2
• Nouvelle arête : 3 × 2 = 6 cm
• Volume initial : 3³ = 27 cm³
• Nouveau volume : 27 × 2³ = 27 × 8 = 216 cm³

4. Sphère et boule

Aire de la sphère : A = 4πr²
Volume de la boule : V = (4/3)πr³
Astuce pour retenir :
• L'aire c'est 4 fois l'aire d'un grand cercle (πr²)
• Le volume c'est 4/3 fois le volume du "cube" de rayon r
Chapitre 1 / 11